La Banque Cantonale Vaudoise (BCV) annonce des résultats mitigés pour le premier semestre 1999. Le bénéfice brut est en recul de 15,2% à 155,3 millions de francs et le revenu exceptionnel des opérations sur titres réalisé au premier semestre 1998 n'a pu être renouvelé. La progression de la marge globale d'intérêts (+10,1%) et du produit des opérations de commissions (+13%) n'a pas compensé la forte baisse du résultat des opérations de négoce. Largement dépendant des marchés boursiers, ce dernier affiche un recul de 43,2% à 66,8 millions de francs. Le total des produits atteint ainsi 354,4 millions (–7,9%).

Christian Bohner, sous-directeur à la BCV, met ces chiffres en perspective. «Le résultat des opérations de négoce au premier semestre de l'année dernière était exceptionnel, s'établissant à 117 millions de francs.» Un excellent semestre l'année dernière donc, qui fausse la comparaison avec le premier semestre 1999. Le résultat des opérations de négoce s'est par ailleurs établi à 116 millions de francs à la fin 1998. «A un niveau de 66,8 millions au premier semestre 1999, nous avons atteint plus de 50% du résultat de l'année passée pour les opérations de négoce», poursuit Christian Bohner. Par ailleurs, deuxième facteur faussant les comparaisons, les normes comptables au tout début de 1999 ont été changées.

Le bilan a progressé de 512 millions de francs pour s'établir à 33,04 milliards, et à l'actif, on constate une légère reprise de la demande de crédits. Au passif, les dépôts fléchissent de 0,6% à 24,04 milliards, en raison surtout du recul marqué des bons de caisse. L'accroissement des emprunts à long terme n'a compensé que partiellement cette évolution. L'établissement dispose de ressources suffisantes pour financer ses opérations, grâce notamment à l'augmentation du capital qui a porté les fonds propres à 2,13 milliards (+21,7%).

«L'objectif de la banque est de faire un peu mieux au deuxième semestre qu'au premier», explique Christian Bohner. Si la BCV parvient à doubler son bénéfice brut du premier semestre d'ici à la fin de l'année, son bénéfice brut annuel devrait être supérieur de 10% à celui de 1998. Un défi qui ne semble pas impossible de relever.