Sibos, la réunion au sommet dédiée au secteur financier, n’est pas le seul événement phare de cette année au bout du lac. Le pôle congrès de la Fondation Genève Tourisme, qui a annoncé en décembre dernier une cuvée 2016 inhabituelle, recense quatre autres manifestations à fort potentiel économique pour la région.

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Aux retombées espérées pour Sibos (entre trois et cinq fois inférieures que pour le Salon de l’auto à Genève, censé rapporter plus de 150 millions de francs par édition), il faut ajouter 22 millions de francs de dépenses liées au 17e Congrès européen d’orthopédie et au 6e Congrès académique européen des sociétés pédiatriques (EAPS). Ces deux événements doivent drainer 9000 visiteurs. Autre locomotive financière: la Conférence européenne de cancer de poumon (ELCC), qui promet quatre millions pour Genève et ses environs. Ainsi que l’Organisation internationale pour le Human Brain Mapping, devant générer 8000 nuitées, soit 8 millions de francs.

En soi, le volume de séminaires internationaux – 28 rendez-vous professionnels ou académiques confirmés dans le canton – n’a rien d’inédit, Genève ayant totalisé 29 symposiums en 2015 et 36 l’exercice précédent. Le record, jamais atteint ces huit dernières années, est d’ordre qualitatif: la somme de conférences doit rapporter localement 80,41 millions de francs. C’est environ 3,5 fois plus que l’an passé. Et près de six fois supérieur par rapport à 2008.

Segment scientifique porteur

L’année prochaine s’annonce également payante: 70,4 millions de francs, pour 20 rencontres au sommet prévues. Parmi les manifestations phares, figurent les raouts de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (8000 délégués et 16 millions de retombées), de l’Académie européenne de dermatologie et de vénérologie (7000 personnes, pour 16,8 millions de dépenses), ainsi que de la Société européenne d’anesthésiologie (5000 spécialistes et 11 millions de contribution à l’économie locale).

«Nous travaillons en ce moment sur des dossiers, parfois politiquement aléatoires, appelés à éclore d’ici cinq à huit ans», indique Anja Loetscher, directrice du Bureau des congrès à Genève, élue en juillet dernier parmi les 25 professionnelles les plus influentes de l’industrie des meetings.

Comment se présente l’exercice 2018? Une nouvelle manifestation scientifique majeure, pesant quelque 12 millions (7000 spécialistes) – décrochée au nez et à la barbe de Paris et de Copenhague –, est déjà confirmée. Son nom doit être divulgué ultérieurement. Idem pour deux rendez-vous associatifs dans le domaine culturel (950 participants et un potentiel de 3 millions) et sportif (3000 délégués, pour environ 1 million de retombées estimées).