Une année après un procès qui les avait largement blanchis, six anciens dirigeants et réviseurs de la BCV comparaissent à nouveau aujourd’hui devant la Cour de cassation. La journée se déroulera en plaidoiries et délibérations publiques; le verdict devrait tomber en fin d’après-midi.

Le 29 février 2008, après cinq semaines d’un procès retentissant, le Tribunal correctionnel de Lausanne avait prononcé l’acquittement général dans le volet principal des accusations, à savoir la manipulation des comptes (abus de confiance, gestion déloyale, et faux dans les titres). Seul le volet secondaire des rémunérations occultes avait valu à Gilbert Duchoud et Jacques Treyvaud, respectivement directeur général et président du conseil d’administration au moment des faits, des peines pécuniaires avec sursis.

Un mois plus tard, le Ministère public vaudois déposait recours, estimant que la Cour avait fait fausse route en écartant les infractions de gestion déloyale et faux dans les titres. Selon lui, le document intitulé «état des risques» constitue bien un titre, et les manipulations dont il a fait l’objet, une falsification. Le Parquet requiert, comme initialement, contre Gilbert Duchoud une peine 16 mois de prison avec sursis, contre Jacques Treyvaud 360 jours-amendes avec sursis, et contre les quatre autres accusés, des peines entre 180 et 360 jours-amendes avec sursis.

De leur côté, Gilbert Duchoud et Jacques Treyvaud recourent aussi contre les peines de, respectivement, 90 et 30 jours-amendes avec sursis, prononcées à leur encontre en première instance dans l’affaire des versements occultes, et demandent à être acquittés.