Alors qu’il reculait encore de 0,9% entre janvier et mars par rapport au trimestre précédent, le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a limité sa baisse à 0,3% entre avril et juin. Le phénomène signale une évolution survenant aussi pour d’autres pays européens, a précisé mardi à l’ATS Aymo Brunetti.

Situation mauvaise En rythme annuel, le PIB affiche une diminution de 2% au deuxième trimestre 2009, après -2,2% pour le premier. Reste que l’expert du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) n’entrevoit pas encore forcément la suite avec un optimisme démesuré. «La situation demeure mauvaise», relève-t-il.

A ses yeux, la poursuite de la dégradation du marché du travail attendue ces prochains mois devrait peser sur la consommation des ménages. Et même si la plupart des indicateurs macroéconomiques ne laissent plus entrevoir une détérioration, les perspectives incitent à la plus grande prudence.

Reprise lente La reprise qui se dessine n’interviendra de toute façon pas rapidement, estime le SECO. La question consiste notamment à savoir si une baisse de la consommation privée sera compensée par un redémarrage des exportations, à la faveur du retour à la croissance constatée par exemple en Allemagne et en France.

En ce qui concerne le deuxième trimestre 2009, Aymo Brunetti se réjouit de la robustesse de la demande intérieure (ménages, collectivités publiques et construction). En revanche, tant l’industrie que le commerce extérieur continuent à présenter de très mauvais chiffres.

Pour Aymo Brunetti, la récession économique qui frappe la Suisse apparaît toutefois moins grave que craint. De plus, elle implique une contraction du PIB de l’ordre de 2%, soit un taux moins élevé que pour les grands pays voisins.