Les Retraites populaires (RP) ont connu un exercice 2002 difficile, mais sont parvenues à redresser la barre cette année. La mutuelle vaudoise créée en 1907 est active dans l'assurance vie, la gestion de fonds de pension pour des PME et des collectivités publiques vaudoises.

RPVie, la mutuelle d'assurances vie du groupe qui couvre le 2e et le 3e pilier, a clôturé 2002 en léger découvert. Mais la reprise des marchés boursiers depuis mars dernier a suffi à le résorber. Le groupe s'attend à une année 2003 positive pour les placements. «Le statut de mutuelle offre un avantage indéniable, a souligné Claude Richard, directeur général des RP, dans la mesure où l'on n'a pas à rétribuer des actionnaires. Cela favorise une politique de distribution des revenus à plus long terme, qui permet de privilégier les provisions, et de réduire si nécessaire les participations aux excédents accordées aux assurés.» Le groupe avait aussi pris des mesures d'assainissement telles que la baisse du taux technique garanti, la compression des frais généraux, et orienté son allocation d'actifs davantage vers l'immobilier et les obligations.

Hausse du portefeuille immobilier

En 2002, les mandats gérés par les RP ont souffert de la mauvaise tenue des actions et du marché obligataire. Le portefeuille de la caisse de pensions de l'Etat de Vaud a perdu 8,2% et celui de la Caisse intercommunale de pensions 7,5%. Le portefeuille RPVie a cédé 7,2%. L'immobilier représente 24,5% du portefeuille de RPVie, contre 20% pour les actions. Afin de tirer parti des rendements de l'immobilier vaudois, les RP ont investi dans la construction de logements locatifs. Ces promotions ont été menées à terme au cours de 2002, offrant sur le marché 254 appartements neufs.

L'encaissement des primes de RPVie, qui a environ 15% des parts du marché vaudois de l'assurance vie, a connu une évolution positive. Les encaissements ont grimpé de 8% à 297 millions, sans compter un apport extraordinaire de 126 millions dû à l'intégration des fonds de pensions d'André & Cie. Le 2e pilier a progressé de 16% pour atteindre 240 millions, ce qui s'explique en partie par la jeunesse du marché de la LPP. Le président du groupe, Daniel Schmutz, a réaffirmé l'engagement des RP envers le modèle des trois piliers, rappelant que «la prévoyance est une affaire à long terme». «Au moment où de grandes compagnies privées renoncent à garantir leurs engagements dans la prévoyance professionnelle, a déclaré Claude Richard, la mission des Retraites populaires se trouve renforcée».