Gouvernance

Les revenus des grands patrons ont peu évolué en 2016

Les hausses et les baisses de rémunération totale des directeurs généraux s’équilibrent, selon la société de conseil HKP. Joe Jimenez, de Novartis, a le plus haut salaire parmi ceux qui ont été publiés

A ce jour, 19 grandes entreprises suisses ont présenté leurs résultats annuels. Pour 15 d’entre elles, il est possible de comparer l’évolution des rémunérations des présidents de la direction d’une année sur l’autre, selon l’entreprise de conseil en gestion HKP, à Zurich.

Le plus haut pour Novartis, le plus bas pour Ems-Chemie

La rémunération totale (salaire et bonus annuel et pluriannuel) la plus élevée a été attribuée à Joe Jimenez, patron de Novartis, avec 11,75 millions de francs (+4%), bien que le bénéfice par action ait diminué de 61%. Dans son cas, le bonus annuel a diminué de 8% et le bonus pluriannuel augmenté de 7%.

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La rémunération la plus basse est revenue à Magdalena Martullo (Ems-Chemie), avec 1,05 million de francs (–2%), malgré une hausse de 10% du bénéfice par action.

Nombreuses stagnations du salaire de base

Le salaire de base a diminué de 9% pour Richard Lepeu (Richemont) et Bernard Fornas (Richemont). Il a stagné pour Urs Schaeppi (Swisscom), Lukas Braunschweiler (Sonova), Severin Schwan (Roche), Paul Bulcke (Nestlé), Yves Serra (Georg Fischer), Owen Killian (Aryzta).

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La plus forte hausse du salaire de base (+10%) est celle de Marco Gadola (Straumann). Les plus bas salaires de base sont ceux de Sonova et SGS (800 000 francs), le plus haut celui de Bernard Fornas (Richemont), avec 4 millions de francs.
La majorité des entreprises ont enregistré une hausse du bénéfice par action en 2016. Dans peu de cas, cette augmentation a donné lieu à une variation semblable de la rémunération. Ce revenu est souvent fonction de la capacité à atteindre l’objectif fixé.

Baisse de bonus Novartis, Richemont et Sonova

La rémunération variable (bonus) a été réduite en raison d’une performance modérée de la part des patrons de Novartis, Richemont et Sonova, indique HKP. Pour ceux de Swisscom (Urs Schaeppi) et Richemont, le management a renoncé à une partie de la rémunération.

L’évolution favorable de huit sociétés s’est traduite par une augmentation de la partie variable de la rémunération, comprise entre +4 et +37%. Le relèvement a même atteint 75% chez Aryzta en raison d’un effet de base. Le spécialiste des produits de boulangerie n’avait pas distribué de bonus annuel l’année précédente.

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La plus forte hausse du bonus annuel est de 51%. Elle est attribuée à Jan Jenisch (Sika). La seconde est de 22%, pour Bracken Darrell (Logitech). A l’inverse, les directeurs subissant une baisse du bonus annuel sont Bernard Fornas (–24%), Richard Lepeu (–5%), tous deux de Richemont, Urs Schaeppi (–15%) de Swisscom, Joe Jimenez (–8%) de Novartis, Lukas Braunschweiler (–5%) de Sonova, Marco Gadola (–1%) de Straumann, Yves Serra (–1%) de Georg Fischer. Severin Schwan (Roche) et Paul Bulcke (Nestlé) n’ont pas de rémunération variable annuelle.

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