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Avec la voiture autonome, les recettes de primes des assureurs automobiles pourraient baisser de 80% sur les marchés matures d’ici à 2040.
© BOBBY YIP/Reuters

Gestion du risque

La révolution 4.0 gagne le courtage en assurances

Le développement des nouvelles technologies permet l’émergence de nouvelles plateformes d’offres qui intègrent l’assurance, l’immobilier et les produits bancaires. Mais la disruption peut aller beaucoup plus loin, estiment les intervenants du 8e Forum des courtiers, qui s’est tenu mercredi à Lausanne

La politique et l’innovation étaient au cœur du 8e Forum des courtiers, organisé par l’Association des courtiers en assurances (ACA) mercredi à Lausanne. En effet, la réforme Prévoyance vieillesse 2020 a d’abord donné lieu à un débat nourri entre Ignazio Cassis, conseiller national PLR, qui y est opposé, et Rebecca Ruiz. La conseillère nationale socialiste défend le relèvement de l’AVS de 70 francs, en vertu du système de répartition. Ignazio Cassis, à l’inverse, estime qu’il s’agit d’un milliard mal alloué, «un sucre qui va coûter cher». Il ajoute que «le système des prestations complémentaires prévoit d’aider les cas difficiles, mais la majorité des citoyens n’a pas besoin de ces 70 francs».

D’abord la plus-value du conseil

Concernant le courtage lui-même, la réglementation mais aussi l’innovation technologique modifient l’activité. «Le courtage 4.0, c’est un gain de temps et l’apport d’une plus-value significative à un prix raisonnable», a déclaré Ivan Rufer, directeur général et fondateur de Socrat, à Berne.

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Cette start-up créée en 2012 se définit comme une sorte d’assistant personnel. Elle s’appuie sur des outils d’analyse du dossier des clients potentiels. Il s’agit d’un outil de Wüest & Partners pour l’évaluation immobilière, d’un autre de Taxeware pour l’aspect fiscal, d’un système de gestion client (CRM) et d’une analyse de la situation de prévoyance du client. Ivan Rufer estime qu’avec Socrat l’analyse d’un objet immobilier désiré par le client prend 20 minutes et le conseil initial au client 20 minutes également. Des offres sont alors demandées aux banques et assurances partenaires, qui sont tenues de les livrer dans les 72 heures.

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Ivan Rufer estime que le coût annuel de ses services (évaluations fiscales, immobilières, prévoyance, CRM) atteint 16 500 francs. Son service est proposé aux courtiers pour 3600 francs durant la phase de démarrage («early bird»).

L’assureur devient concessionnaire auto

L’assurance pourrait être beaucoup plus «disruptée» si l’on en croit Joël Wagner, spécialiste de la mobilité et professeur à HEC Lausanne. Avec la voiture autonome et les progrès télématiques, les rôles vont changer. L’assureur, capable de gérer d’énormes stocks de données, pourrait même devenir le concessionnaire automobile afin de conserver le contact avec le client, indique l’économiste. Il est également possible que l’assurance auto individuelle se transforme en une assurance de responsabilité des produits.

Selon une étude de Morgan Stanley, avec la voiture autonome, les recettes de primes des assureurs automobiles pourraient baisser de 80% sur les marchés matures d’ici à 2040.

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