Entré en vigueur il y a plus d’un an, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) ne fait plus guère parler de lui. Et quand c’est le cas, c’est plutôt de manière négative: accusé d’accroître la bureaucratie, de multiplier les demandes de consentement aux internautes, il est aussi soupçonné de favoriser les géants de la technologie – qui, eux, ont les moyens de gérer toutes ces nouvelles obligations. Ces critiques sont en grande partie justifiées. Mais le RGPD est aussi au service des internautes, comme viennent de le montrer plusieurs cas.

La semaine passée, Twitter a ainsi dû concéder que des données personnelles de ses utilisateurs avaient été utilisées à des fins publicitaires depuis mai 2018, sans leur consentement explicite. Sans le RGPD, qui impose d’annoncer tout problème dans les 72 heures après sa découverte, le réseau social n’aurait sans doute pas communiqué à ce sujet.

Twitter risque ainsi une amende pouvant s’élever à 4% de son chiffre d’affaires annuel mondial. C’est sur cette base que la France avait infligé en janvier une amende de 50 millions d’euros à Google, accusé de ne pas être assez transparent concernant la publicité.

Alors oui, le RGPD est utile pour maintenir un niveau de pression suffisant sur les géants de la tech, souvent si peu regardants concernant la vie privée des utilisateurs de leurs services.