Horlogerie

Richemont et ses employés s'accordent sur un plan social

Le groupe de luxe a trouvé un compromis avec les syndicats. Il n'y aura pas de chômage partiel, mais de meilleures conditions pour les licenciés

Ni vainqueurs, ni vaincus. Vendredi, les employés de Richemont réunis en assemblée générale ont finalement accepté le plan social proposé par le groupe genevois. Au final, il devrait y avoir quelque 170 licenciements prononcés sur les quatre manufactures des marques Vacheron Constantin et Piaget – qui comptent au total 1352 collaborateurs. Le plan social a été amélioré, mais Richemont n'a pas cédé sur le chômage partiel.

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C’est la fin d’un feuilleton qui aura duré un mois. Une bataille d’une rare intensité pour l’horlogerie suisse, plutôt habituée à régler ses conflits sociaux dans la discrétion. «De tels mouvements n’ont plus été vus depuis des décennies dans l’industrie horlogère», soulignait le syndicat Unia dans un communiqué.

Augmentation des indemnités

Il a fallu plus de six heures aux syndicats et aux représentants du groupe Richemont pour trouver ce compromis dans la nuit de jeudi à vendredi. Pour Unia, il s’agit d’une «amélioration substantielle du plan social et une réduction importante des licenciements». Concrètement, cela passe par une baisse du nombre de licenciements (170 au lieu des 211 initialement annoncés, grâce aux départs volontaires), une augmentation des indemnités de départ, une amélioration des mesures d’accompagnement des personnes licenciées et une augmentation du budget de formation pour les personnes licenciées.

Richemont est en revanche resté inflexible sur le chômage partiel. Cette mesure, jugée «adéquate pour maintenir l’emploi», selon Unia, n’était pas pertinente aux yeux du groupe. Car la baisse de la demande pour les montres joaillières et en matières précieuses dont souffrent Piaget et Vacheron Constantin est jugée structurelle et non conjoncturelle.

«Unia et les délégations du personnel estiment que cet accord permet de donner de meilleures chances aux personnes licenciées de retrouver un emploi. Néanmoins, il reste choquant que de tels licenciements collectifs motivés par le profit puissent être prononcés dans des entreprises saines. Un changement de législation s’impose», a conclu Unia. Contacté, Richemont n’a pas commenté cette annonce.

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