Richemont doit sortir la tête du sable. Depuis le 27 mai, date à laquelle le groupe de luxe genevois (Cartier, IWC ou encore Vacheron Constantin) a annoncé avoir augmenté de 35,8% la rémunération de son comité directeur, il subit le feu des critiques. Des voix s’élèvent de toute part pour dénoncer une gouvernance d’un autre temps.

A l’interne, les collaborateurs sont furieux de voir leurs primes annuelles rognées d’au moins 25% et leur salaire non compensé en cas de chômage partiel. A l’externe, des spécialistes du marché du luxe constatent une ambiance exécrable au sein du groupe et qualifient ces décisions de déplorables de la part d’un conglomérat qui affirme disposer de liquidités suffisantes pour traverser trois ans de crise économique. Tous appellent de leurs vœux une réaction forte de l’actionnaire principal et président du groupe, le milliardaire sud-africain Johann Rupert.