Luxe

Richemont a ouvert son campus horloger

Le groupe genevois a officialisé les débuts du plus grand projet immobilier de son histoire. Neuf entités, dont cinq marques et une école, sont regroupés sur 45 000 m2

A Meyrin, la conjoncture ne comptait pas. Comme une sorte de pied-de-nez au ralentissement éprouvé par l’industrie du luxe depuis plusieurs mois, Richemont a inauguré mardi en grandes pompes son campus genevois de la haute horlogerie.

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Presque six ans après la naissance du plus grand projet immobilier jamais réalisé par le groupe, le couper de ruban a été effectué en présence des autorités cantonales, de celles de la ville de Meyrin, de l’ensemble des patrons des marques ainsi que de plusieurs centaines d’invités.

Sur 45 000 m2

Dans les cinq bâtiments totalisant une surface de 45 000 m2, un millier de personnes sont désormais installées. Tout à côté du siège de la marque Roger Dubuis, déjà présente depuis 2001, se trouvent huit autres entités résidentes: le siège européen de Richemont, des services administratifs de Cartier et de Jaeger Lecoultre, une partie des ateliers de production et d’assemblage de Vacheron Constantin, un atelier de Van Cleef & Arpels et un autre de maroquinerie pour les bracelets destinés aux marques du groupe. L’école des métiers et des artisans de la haute horlogerie y forme 32 apprentis – avec un objectif fixé à 50 – et la Fondation de la haute horlogerie (FHH) y emménagera dans les prochains jours.

Richard Lepeu veut «un écosystème horloger»

«C’est une ville dans la ville», a lancé Richard Lepeu, le directeur général de Richemont. Dans un monde où le secret fait souvent loi, l’objectif est de «créer un incubateur, des synergies, un écosystème», a-t-il poursuivi. Le partage et la transmission du savoir, c’est le pari que s’est lancé le patron du groupe. Richard Lepeu a conclu son intervention par un appel au reste de l’horlogerie suisse: «Au sud du campus se trouvent des réserves foncières qui permettent une importante extension. Avis aux amateurs!».

Le président du Conseil d'Etat, François Longchamp, a notamment salué le courage d’investir démontré par le groupe de luxe – les travaux ont coûté quelque 180 millions de francs. «Nous connaissons les défis auxquels vous faites face aujourd’hui (…) Mais l’avenir appartient aux ambitieux.»

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