C’est la rançon du succès. Alors que Pékin peut se targuer d’avoir une économie en nettement meilleure santé que le reste du monde, il observe la flambée de sa monnaie. Mercredi soir, elle touchait un plus haut depuis juillet 2018 à 6,6470 yuans pour 1 dollar. Jeudi, il refluait légèrement, mais les spéculations sur de nouvelles interventions à venir de la banque centrale chinoise ont repris.

Ce lundi, la Chine annonçait une hausse de 4,9% de son PIB au troisième trimestre. Selon le Fonds monétaire international, qui a publié ses prévisions la semaine dernière, elle sera le seul membre du G20 à connaître une croissance cette année (1,9%). Ses exportations ont réalisé un bond inattendu de près de 10% sur un an en septembre, dopées notamment par les ventes de matériel informatique élevées, le travail à domicile restant répandu dans beaucoup de pays. De fait, «tout cela ressemble à la sorte de reprise en V que la plupart des autres pays du monde espéraient», soulignent des experts de DWS, le géant allemand de la gestion d’actifs.