Robert Habeck a plusieurs fois déclaré ne pas avoir peur de faire de la politique car avant d’entrer dans ce monde si spécial, il y a vingt ans, cet écologiste de 52 ans «avait une vie». Auteur de romans et d’ouvrages pour enfants, il sait qu’il pourrait y retourner. Cette absence de peur lui sera certainement d’une grande aide alors qu’il s’apprête à prendre la tête d’un super-ministère associant économie, énergie et protection du climat. Une première en Allemagne initiée par le futur gouvernement, dit du «feu tricolore», constitué des sociaux-démocrates (SPD, rouge), des libéraux (FDP, jaune) et des Verts.