Technologie

Le robot chien de Boston Dynamics bientôt sur le marché

La société américaine va mettre en vente l’an prochain son premier robot en 26 ans d’existence. SpotMini est dédié au marché de l’inspection

Adorable pour les uns, terrifiant pour les autres. Le robot SpotMini sera disponible à la vente dès l’année prochaine. «Il sera d’abord destiné aux entreprises, mais il pourra éventuellement être utilisé à la maison», a expliqué Marc Raibert, le directeur général de l’entreprise américaine Boston Dynamics, la semaine dernière à l’occasion d’une conférence organisée par le site spécialisé TechCrunch.

SpotMini s’inspire d’un chien. Doté de quatre pattes et de plusieurs caméras et capteurs, le robot peut monter les escaliers, éviter des obstacles et se déplacer de manière autonome. Des accessoires peuvent être fixés sur son dos, par exemple un bras articulé, qui sert notamment à ouvrir les portes. SpotMini pèse 60 kilos et il peut fonctionner pendant 90 minutes entre deux recharges de ses batteries.

Robots inspirés d’animaux

L’appareil sera le premier produit commercial de Boston Dynamics, fondé il y a pourtant vingt-six ans par des anciens chercheurs du réputé Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le prix de vente n’a pas encore été communiqué. Selon Marc Raibert, le dernier prototype actuel coûte dix fois moins cher à produire que le précédent. «Et nous pensons encore pouvoir faire mieux», assure le patron de Boston Dynamics.

La société travaille actuellement sur une dizaine de projets. Ceux-ci s’inspirent en majorité d’animaux, comme le robot guépard qui galope à près de 50 km/h et saute par-dessus des obstacles. Elle conçoit aussi un robot humanoïde, baptisé Atlas. Celui-ci est capable de marcher seul, d’ouvrir des portes, de soulever des paquets, de résister à une personne qui le pousse et de se relever seul après une chute.

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En 2013, l’entreprise avait été rachetée par Google, qui venait alors de lancer une division spécialisée dans la robotique. Mais le moteur de recherche a abandonné ses ambitions dans le domaine, en raison de perspectives de recettes jugées trop lointaines et incertaines. Mis en vente, Boston Dynamics est passé dans les mains de SoftBank en juin 2017. Le conglomérat japonais commercialise plusieurs robots, comme Pepper, un petit humanoïde chargé d’accueillir des visiteurs ou des clients.

De nombreux débouchés possibles

Avec SpotMini, Boston Dynamics vise dans un premier temps le marché de la surveillance, sur lequel il existe déjà quelques robots bien moins sophistiqués. «SpotMini peut aller inspecter les cages d’escalier», souligne le patron du fabricant. Il cite également le secteur de la construction, sur lequel ses robots pourraient par exemple collecter automatiquement des données sur les chantiers. Ils pourraient également s’inviter dans les usines et les entrepôts, où l’automatisation est déjà bien entamée. Ou encore dans les cuisines, comme en témoignent plusieurs initiatives récentes.

«Il y a de nombreux débouchés», assure Marc Raibert, qui compte également sur ses clients et partenaires. «Nous allons travailler avec eux pour développer des usages en entreprises», indique-t-il. Boston Dynamics a par ailleurs opté pour un écosystème ouvert: d’autres sociétés pourront ainsi concevoir des accessoires et des logiciels pour répondre à des besoins spécifiques. Pour le dirigeant, SpotMini n’est en tout cas qu’un début. «La robotique va avoir un impact plus important qu’internet», prédit-il.

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