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Le robot financier Betterment valorisé à 700 millions de dollars

Grâce à une levée de fonds de 100 millions, le «robo-advisor», qui gère près de 4 milliards de dollars, a vu sa valeur décoller de 60% en un an

Le robot jugé le plus prometteur du monde financier a vu sa valeur décoller de 60% en un an. La société américaine Betterment a annoncé mardi avoir levé 100 millions de dollars, faisant grimper sa valorisation à 700 millions.

Fondé en 2007, comptant un peu plus d’une centaine d’employés, revendiquant plus de 130 000 clients, Betterment gère près de 4 milliards pour le compte de ses clients. Son modèle de robot-conseiller avait déjà fait l’objet de quatre tours de financement. Cette fois, 55 millions viennent de Kinnevik, un fonds d’investissement suédois, qui avait déjà investi dans cette start-up mais dans les berlinoises Zalando et Rocket Internet.

Cette levée de fonds intervient alors que les start-up technologiques commencent à éprouver des difficultés à se financer et ont, dans quelques cas, dû réduire la voilure.

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Gestion automatisée du portefeuille

Pour faire fonctionner le robot de Betterment, le client fournit des indications sur sa tolérance au risque et ses préférences d’investissement. Le robot gère et rééquilibre ensuite de façon automatisée le portefeuille. Depuis peu, la société propose aussi un service d’épargne retraite.

D’après des chiffres cités par le Financial Times, les investissements réalisés par des robots ou des logiciels représentent moins de 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, alors que le marché s’élève au moins à 30000 milliards. Or, selon une étude du cabinet de consultants Deloitte, les robots pourraient gérer entre 5000 et 7000 milliards d’ici 2025, du fait de l’intérêt des acteurs traditionnels. Des banques se mettent en effet à développer leurs propres «robo-advisors».

Ce secteur, qui met en avant le prix moindre de sa gestion de fortune grâce à l’automatisation, est pourtant encore l’apanage de start-up fintech. D’après le Wall Street Journal, plus de 200 sociétés se sont lancées sur le créneau de l’offre de stratégies par Internet depuis 2009.

Aux Etats-Unis, c’est le cas de Betterment, mais aussi de Wealthfront ou SigFig. En Grande-Bretagne, Nutmeg s’est fait connaître dans ce domaine, tandis qu’en Suisse, quelques acteurs émergent aussi, comme True Wealth à Zurich. Des groupes de plus grande taille se sont aussi lancés: Swissquote propose depuis 2010 une offre de banque privée en ligne automatisée, la Banque cantonale de Glaris a développé son service Investomat et VZ VermögensZentrum dispose d’une offre du même type.

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