Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Image d'illustration
© Action Images/Paul Childs/Reuters

Golf

Les Rolex Series «ne créent pas d’injustices»

Depuis 2017, la marque horlogère genevoise a dopé le prize money de certains tournois du tour européen. Accusée de «déséquilibrer» la compétition, Rolex réfute les critiques

Depuis 2017, Rolex a renforcé sa présence sur le Vieux Continent en sponsorisant une partie du tour européen. Huit tournois, sur la cinquantaine que compte le tour, ont été rebaptisés Rolex Series et offrent 7 millions de dollars de prize money – bien plus que la moyenne des autres tournois (valorisés généralement entre 1 et 2,5 millions) mais à peu près autant que les tournois américains. Détail d'importance: dans le golf, les joueurs ne sont pas classés grâce à des points comme au tennis mais directement en fonction de l’argent qu’ils ont gagné lors des tournois.

Lire aussi: Horlogerie: la guerre du golf

«Cela a été une grosse décision pour nous, commente Arnaud Boetsch. Nous avons décidé de sauter ce pas car nous voulions mettre les moyens pour que le golf européen subsiste. Nous avions le sentiment que cet effort pourrait donner davantage de visibilité à ces événements.»

A l’origine d’une injustice

Problème: il y a eu un revers inattendu. «Cela a complètement déséquilibré le tour européen, assure un bon connaisseur du sport qui ne souhaite pas être cité à cause de ses liens avec les marques horlogères. Car il y avait soudainement huit tournois qui pesaient beaucoup plus lourd que les autres. Rolex voulait soutenir le golf européen mais ils se sont retrouvés à l’origine d’une injustice.»

Arnaud Boetsch ne partage pas cet avis: «Les Rolex Series ne créent pas d’injustices. Le fait que le tour européen était en train de péricliter mettait en péril l’ensemble du monde du golf. Il y avait un impératif: attirer davantage de joueurs, pour attirer davantage de télévision, pour susciter davantage d’attention et d’intérêt de la part du public.»

Ce dernier se dit «très content» de la première année effectuée avec ce nouveau modèle, même s’il faut encore attendre «deux ou trois ans» pour que les meilleurs joueurs américains y reviennent.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)