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Innovation

Les Romands monopolisent le haut du classement des meilleures start-up de Suisse

Quatre sociétés lausannoises et une fribourgeoise dominent l’édition 2015 du TOP 100. La lauréate, L.E.S.S., vend de la fibre optique pour l’inspection industrielle

Les Romands monopolisent le haut du classement des meilleures start-up suisses

Innovation Quatre sociétés lausannoises et une fribourgeoise dominent l’édition 2015 du TOP 100

La lauréate, L.E.S.S., vend de la fibre optique pour l’inspection industrielle

Les trois meilleures start-up de Suisse sont lausannoises. C’est ce qui ressort du TOP 100 2015, un classement honorifique qui dresse pour la cinquième année consécutive la liste des «cent meilleures jeunes pousses» de moins de cinq ans. Les noms des entreprises sélectionnées ont été dévoilés mercredi soir à Lausanne. C’est la première fois que l’événement a lieu en Suisse romande.

La société L.E.S.S. monte sur la plus haute marche du podium. L’année passée, elle se situait en deuxième position. Sur les 100 jeunes sociétés retenues, 39 sont romandes. Abionic et Flyability se hissent respectivement à la deuxième et troisième place. Bcomp à Fribourg et Sophia Genetics à Lausanne figurent en quatrième et cinquième position.

Cent experts, actifs comme entrepreneurs, responsables de l’innovation, business angels ou investisseurs en capital-risque, proposent chaque année dix jeunes pousses possédant un fort potentiel de marché. Ils leur attribuent des points allant de 1 à 10. Celles qui enregistrent le plus grand nombre de points sont classées dans le TOP 100. «Nous donnons la parole à des experts représentatifs de toute la Suisse. Le TOP 100 ne prétend pas être une référence absolue mais il s’agit d’un instantané fiable des jeunes entreprises les plus innovantes et prometteuses de notre pays. Pour figurer dans le classement, il fallait au moins être cité par trois experts», précise Jordi Montserrat, de l’Institut für Jungungternehmen (IFJ), qui a lancé avec Beat Schillig ce classement soutenu financièrement par la Fondation Gebert Rüf, la Swiss Private Equity & Corporate Finance Association (SECA) et Switzerland Global Enterprise. «Nous constatons que plus de 40% des start-up nommées ne figuraient pas dans la sélection 2014.»

Parmi les trente experts romands figure, par exemple, Hervé Lebret, un spécialiste de l’innovation à l’EPFL. Il dit avoir fait son choix en évaluant la technologie et la capacité à intégrer de nouveaux produits, en analysant le marché, les clients, le business model, le temps nécessaire à la commercialisation et surtout la qualité et la motivation de l’équipe. «Je fais aussi confiance à mon intuition et à mes émotions», précise-t-il.

Le gagnant de l’année passée, la société InSphero à Schlieren (ZH), est parvenu à récolter 25 millions de dollars (24,2 millions de francs). «Ce classement nous apporte une grande visibilité à travers toute l’Europe», estime Yann Tissot, directeur et cofondateur, avec Simon Rivier, de L.E.S.S. (pour Light Efficient Systems). Cette jeune entreprise commercialise de la fibre optique qui se place autour d’un objectif de micro­scope ou d’une caméra, facilitant l’inspection industrielle des pièces horlogères. «La fibre optique distribue une lumière blanche uniforme de grande qualité qui permet de gagner en productivité en repérant rapidement les défauts de fabrication», explique Yann Tissot, qui a déjà signé des contrats avec Olympus et Nikon. La société, qui réalise 1 million de francs de chiffres d’affaires et emploie huit collaborateurs, espère rapidement s’attaquer à de nouveaux marchés: le secteur automobile et celui des écrans. «Nous devons résoudre un problème de volume de production», note le directeur de la start-up, qui prévoit de réaliser un deuxième tour de financement de 5 millions et de doubler ses effectifs l’année prochaine.

Abionic figure dans le classement pour la quatrième année consécutive. «Ce classement est fait par un très large panel d’experts, alors que beaucoup de prix sont octroyés par quelques spécialistes qui se réunissent autour d’une table. C’est une réelle preuve de reconnaissance», estime Nicolas Durand, fondateur de la PME lausannoise, qui commercialise depuis le mois de mai un système permettant d’effectuer des tests rapides d’allergies. «Les ventes ont démarré en Suisse. Des pharmacies et des médecins possèdent déjà notre système. Notre premier produit est un test d’exclusion des allergies. Nous allons prochainement lancer un test permettant de vérifier une éventuelle allergie aux acariens, aux graminées, au bouleau, aux chats et aux chiens et nous préparons également la commercialisation à l’étranger», précise Nicolas Durand, qui opère depuis Ecublens avec une équipe de quinze personnes.

Quant à Flyability, une nouvelle venue dans le classement, elle a développé un drone avec une carapace en carbone, capable de reprendre son vol après s’être heurté à un mur ou à un obstacle. Une résistance utile dans des environnements peu accessibles ou dans des endroits clos. Ce spin-off de l’EPFL a remporté en début d’année le Drones for Good Award à Dubaï, ainsi que le million de dollars qui l’accompagnait. Après le marché de l’inspection industrielle, la start-up Flyability, co-fondée par Adrien Briod, souhaite conquérir celui du secourisme.

«Ce classement est fait par un large panel, alors que beaucoup de prix sont octroyés par quelques spécialistes»

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