fitness

Des Romands réinventent la façon de pédaler

Le projet Velobar a obtenu le prix Product Hunt Zurich. Son concepteur souhaite moderniser les fitness traditionnels

Des Romands réinventent la façon de pédaler

Innovation Le projet de fitness Velobara obtenu le prix Product Hunt Zurich

A Lausanne, Bulle, Fribourg ou Genève, il est déjà possible de parcourir 20 kilomètres à vélo en bikini dans une baignoire, tout en regardant la télévision. Bientôt, en Suisse romande, il sera possible de pédaler en groupe dans une ambiance mi-fitness, mi-lounge, avec un instructeur ultra-motivé aux platines.

Tom Eeles, son concepteur, s’est inspiré de SoulCycle, une chaîne américaine qui connaît un engouement outre-Atlantique avec ses 52 studios permettant de pédaler à l’unisson et en musique. Cofondé par les gourous Julie Rice et Elizabeth Cutler, ces studios américains auraient déjà plus de 50 000 adeptes, dont la chanteuse Lady Gaga.

«Je souhaite donner un coup de neuf aux traditionnels fitness en Suisse qui n’ont pas évolué depuis les années 80 et où les adeptes doivent signer un contrat, prendre un abonnement et s’adapter aux horaires fixes pour les séances en groupe, explique Tom Eeles. Les programmes musicaux sont souvent monotones et identiques d’une fois à l’autre.»

Lui-même instructeur de vélo – mais de montagne – Tom Eeles a lancé le projet Velobar, qui a gagné, la semaine passée, le prix honorifique Product Hunt Zurich, récompensant une start-up innovante.

Séance à la carte

Le projet, qui devrait démarrer cet été, n’a rien à voir avec ces buvettes qui déambulent sur la voie publique, entraînées par la force des mollets de ses hôtes, la bière à la main. Les Velobars permettront de faire des séances d’entraînement à la carte. «Les utilisateurs pourront réserver leur vélo, ainsi que son emplacement dans la salle, via smartphone ou Internet. Ils paieront un prix à la séance. Il suffira d’avoir 45 minutes devant soi», explique Tom Eeles, qui prévoit d’ouvrir ses studios dans les plus grandes villes de Suisse romande, en priorité à Lausanne et à Genève. Suivront probablement Vevey et Sion. «Les Velobars reposent sur un concept similaire à celui des Nail Bars pour les manucures. On s’y rend sans nécessairement avoir réservé sa séance plusieurs jours à l’avance», explique-t-il.

Concurrence dans l’aquabiking

Tout autre concept, celui de Balnéo-bike Tonic Center, à la rue de Langallerie à Lausanne, qui vise une clientèle en majorité féminine. On pédale seul dans une baignoire plongée dans de l’eau à 26 degrés – ou plus froide selon le réglage –, en regardant la télévision. Pendant ce temps, les buses d’hydromassage réalisent leur travail. «Pédaler dans l’eau permet d’amortir les chocs et ménage les articulations. Après une demi-heure d’entraînement, on a le sentiment d’avoir travaillé seulement 10 minutes. Cette sensation permet de prolonger l’effort», explique Sacha Morard, directeur et fondateur de Balnéo-bike.

Le centre qui a ouvert ses portes en mars 2014 fait face à la concurrence du groupe français Waterbike, importé en Suisse par des Genevois. Waterbike possède deux centres en Suisse romande, l’un à Lausanne, l’autre à Genève. «Certains spas ou même un coiffeur ont acheté l’équipement pour répondre à la demande, note Sacha Morard. Pour l’instant, nous n’envisageons pas d’ouvrir de nouveaux centres. Il faut amortir nos cinq machines, dont le coût est celui d’une voiture.» D’où le prix de la séance de 30 minutes à 50 francs. Les tarifs sont dégressifs en fonction du nombre d’entrées achetées. «Serviette et tapis de bain ainsi qu’une paire de chaussette d’aquabiking sont mis à disposition», précise Sacha Morard.

Publicité