La multinationale pharmaceutique allemande Schering a flambé en Bourse de Francfort jeudi matin sur fond de spéculations quant à une reprise par un concurrent. Le marché voit le géant bâlois Novartis comme repreneur.

«Il y a des rumeurs selon lesquelles Novartis s'intéresserait à Schering, mais elles sont très vagues», a déclaré un trader à Francfort, alors que le titre Schering s'envolait de 3%.

Interrogé par Le Temps, le CEO de Schering Hubertus Erlen, de retour de Chine, n'a souhaité faire aucun commentaire sur les rumeurs du marché. Aucun commentaire n'a pu être obtenu non plus auprès de Novartis. Si des rumeurs ont déjà rapproché la société emmenée par Daniel Vasella et Schering par le passé, elles se sont assez rapidement dissipées.

Le groupe berlinois a des positions dominantes sur le marché de la gynécologie et de la sclérose en plaques, ce qui rendrait difficile une reprise par un concurrent opérant dans les mêmes secteurs. Ce n'est pas le cas de Novartis et, de fait, certains analystes estiment qu'un rapprochement entre les deux groupes n'aurait pas beaucoup de sens.

«Nous ne voyons aucune raison pouvant motiver un accord compte tenu de la faible complémentarité des produits des deux sociétés», observe ainsi Peter Düllmann, analyste auprès de Sal. Oppenheim.