A l’instant T, l’économie russe se trouve en position de force. Les prix du gaz (sa principale ressource budgétaire) ont franchi mercredi le palier historique des 160 euros sur le cours européen de référence, le TTF néerlandais. Parallèlement, l’action du géant d’Etat russe Gazprom bat des records en bourse. Lundi, l’opérateur Nord Stream 2 (contrôlé par Gazprom et basé à Zoug) annonçait démarrer le remplissage de son nouveau gazoduc éponyme, reliant directement l’Allemagne à la Russie par le fond de la mer Baltique. Il ne s’agit pour l’instant que de tests, car le processus de certification doit en principe durer quatre mois, pendant lesquels la tension sur les tarifs du gaz pourrait rester très forte. Vitali Markelov, vice-président du conseil d’administration de Gazprom, aurait, selon l’AFP, indiqué en marge d’un forum gazier à Saint-Pétersbourg mercredi que le groupe s’attend à un hiver «froid» et «bon pour Gazprom».