Matières premières

La Russie veut rendre le gazoduc Nord Stream 2 opérationnel avant la fin 2020

Malgré les sanctions américaines et le retrait de l’entreprise suisse Allseas de la construction du gazoduc Nord Stream 2, le ministre russe de l’Energie assure que l’ouvrage sera opérationnel d’ici à la fin de 2020

Le gazoduc russe Nord Stream 2 sera mis en service avant 2020, en dépit des sanctions américaines contre les entreprises associées à sa construction, a assuré vendredi le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak. «Avant la fin 2020, Nord Stream 2 sera mis en service», a-t-il dit à la presse.

Le président américain Donald Trump a promulgué la semaine dernière une loi imposant des sanctions aux entreprises associées à la construction de Nord Stream 2 et d’un autre gazoduc russe, TurkStream, estimant que ces ouvrages vont accroître la dépendance des Européens au gaz russe et ainsi renforcer l’influence de Moscou.

Quantités quasiment doublées

Ces sanctions ont été condamnées par l’Allemagne, le principal bénéficiaire de Nord Stream 2, comme par l’Union européenne, qui dénoncent une «ingérence» américaine dans les affaires européennes.

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Quasiment achevé, Nord Stream 2 doit permettre de doubler les livraisons directes de gaz naturel russe vers l’Europe occidentale en passant sous la mer Baltique pour arriver en Allemagne.

Première conséquence des sanctions, l’entreprise suisse Allseas, chargée de poser les conduites, a d’ores et déjà annoncé qu’elle suspendait sa participation au projet en attendant «des clarifications».

Recours possible à un navire russe

Selon Alexandre Novak, la Russie pourrait utiliser un navire poseur de canalisations russe – l’Akademik Tcherski – pour terminer la construction du gazoduc.

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«Des préparatifs supplémentaires» sont cependant nécessaires pour utiliser cette option et prendront un «certain temps», a-t-il précisé. Selon une source au sein du Ministère russe de l’énergie, un équipement nécessaire devrait notamment dans ce cas être installé sur le navire.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déjà affirmé cette semaine que la Russie avait «certaines capacités» pour achever le projet «dans un avenir pas trop éloigné».

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