Dans ses revendications, l’Union syndicale suisse (USS) porte une attention toute particulière pour 2013 aux salaires des femmes. Ces dernières gagnent toujours environ 39% de moins que les hommes dans le secteur privé et 20% de moins dans le domaine public.

De tels écarts ne peuvent pas «s’expliquer par des différences de qualification, d’exigences, de position dans l’entreprise, d’appartenance à une branche ni par d’autres caractéristiques», a déclaré lundi devant la presse réunie à Berne, Daniel Lampart, économiste en chef de l’USS. Ils constituent une discrimination salariale, qui selon la loi sur l’égalité entre femmes et hommes, doit disparaître.

Pourtant, cette discrimination salariale ne «s’est réduite ces dix dernières années, par exemple dans le secteur privé, que de 2,2%. Ce rythme de sénateur n’est plus tolérable. Il faut, en 2013, des hausses de salaire spécialement pour les femmes», a ajouté Daniel Lampart.

Dans la vente, les écarts de rémunération avoisinent 18% aux dépens des femmes. Pour Vania Alleva, membre du comité directeur d’Unia, il faut instaurer partout des salaires minimaux obligatoires et prévoir des améliorations ciblées des salaires féminins. Le syndicat invite les grands distributeurs, comme Migros, à participer au Dialogue sur l’égalité des salaires.

Syndicom se félicite que ses partenaires sociaux, dont La Poste et Swisscom, aient été parmi les premières entreprises à avoir terminé ce Dialogue avec succès. Chez Upc cablecom, le processus est en cours. Ringier Print Adligenswil est la première firme de l’industrie graphique à adhérer au Dialogue sur l’égalité des salaires, une branche «où de nombreux progrès sont encore à faire». (ATS)