«Ne sous-estimez pas la puissance d'une chaise», lance Guy Cabana. Les participants au séminaire sont surpris, mais seront convaincus à l'issue de l'exposé. Le conférencier leur détaille les conseils qu'il distille aux managers, dans les coulisses des entreprises, pour les aider à disposer les salles de réunion selon les situations à affronter (négociation, recrutement, licenciement). Car être assis à un endroit ou à un autre d'une salle change les synergies.

■ Conseils aux managers«

Si vous avez une difficulté avec un employé, sortez de derrière votre bureau et allez vous asseoir avec lui, cela changera la tournure de la conversation», lance le Canadien.

Pour une embauche, il est pertinent de laisser le candidat choisir lui-même sa place. S'il se met face à la porte, cela traduit un sentiment d'insécurité, car il veut s'assurer que personne ne rentre ou ne sort. Au contraire, s'il se met dos à la porte, il «coince» son recruteur en ayant l'air de lui dire: «Vous ne sortirez pas d'ici avant de m'avoir embauché.»

■ Conseils aux candidats

Dans un entretien «shot gun» - les trois recruteurs sont les uns à côté des autres derrière le bureau, la chaise du candidat est en face, en retrait - Guy Cabana assure: «Si le candidat avance la chaise pour être plus près du bureau, les recruteurs reculeront un peu, il gagne ainsi du terrain.»

Autre configuration, le candidat est pris en sandwich: il est dos à la porte, trois recruteurs sont l'un en face de lui, l'autre à sa gauche, le dernier à sa droite. Le postulant peut inverser le rapport de trois contre un en allant se placer à droite du responsable assis à sa droite. Pourquoi? «La chaise la plus proche de la porte, et donc de la sortie, est une chaise d'exécution; celle la plus éloignée de la porte est la chaise de la conversation.