Foires

Les salons devront combiner réel et numérique

Pour le patron de Baselworld, Michel Loris-Melikoff, les salons doivent davantage mettre en avant ce qui les distingue des plateformes numériques

Du numérique, du numérique et encore du numérique. Mais, à côté de cela, conserver le lien avec le réel. Contacté vendredi, le patron de Baselworld, Michel Loris-Melikoff, en est convaincu: l’avenir du grand rendez-vous mondial de la montre dont la dernière édition s’est close mardi – et même des salons en général – passera par une meilleure intégration du volet numérique tout en conservant la force d’un rendez-vous physique.

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«Ce que nous ferons doit être complémentaire avec l’outil digital. Ce que l’on va présenter dans nos halles, c’est ce que le consommateur, le détaillant, le journaliste et l’influenceur ne trouveront pas sur le numérique. Le contact direct, l’émotion, le toucher…»

(Ci-dessus la vidéo de présentation du concept de Baselworld 2020.)

«Toucher le cuir»

Il dresse une comparaison avec les salons automobiles qui, de Detroit à Berlin en passant par Genève, rencontrent eux aussi des difficultés à conserver leurs exposants. «Certes, vous pouvez acheter une voiture sur internet. Mais s’asseoir dedans, toucher le cuir, sentir si le fauteuil correspond à votre physionomie, écouter le moteur… Tout cela, on ne le trouve pas via les canaux numériques.»

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Ces rendez-vous devront également se déployer dans le temps. «Je veux créer une plateforme où toutes les parties prenantes sont réunies. Ce sera le cas physiquement deux semaines par année, mais ce sera aussi le cas en ligne tout le reste du temps.»

Et, pour maintenir l’attention de son audience, le patron de Baselworld, entré en fonction l’été dernier, imagine davantage de contenus. Un exemple concret: «Nous avions imaginé, cette année, monter une sorte de «sommet des détaillants» pour que ces derniers puissent échanger sur leurs difficultés et les bouleversements qu’ils traversent. Nous avons renoncé, faute de temps, mais l’idée reste là.»

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