Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Société privée en mains de l’homme d’affaires français Xavier Niel depuis 2015, Salt ne dévoile qu’une partie de ses chiffres, à la différence de ses concurrents Swisscom et Sunrise, tous deux cotés en bourse.
© DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Technologie

Salt souffre de ne proposer que des offres mobiles

Malgré une augmentation du nombre de ses clients, l’opérateur a vu son chiffre d’affaires reculer en 2017

Selon les rumeurs, Salt devait se lancer sur le réseau fixe en 2017. Il n’en a finalement rien été, l’opérateur basé à Renens (VD) demeurant concentré sur le marché de la téléphonie mobile. Les résultats 2017 de la société, publiés mardi soir, en ont souffert.

Société privée en mains de l’homme d’affaires français Xavier Niel depuis 2015, Salt ne dévoile qu’une partie de ses chiffres, à la différence de ses concurrents Swisscom et Sunrise, tous deux cotés en bourse. L’année passée, Salt a vu son chiffre d’affaires reculer de 6,6% à 1,05 milliard. Cette baisse est moins importante que celle intervenue en 2016 (12,2%). En parallèle, l’opérateur a vu son résultat opérationnel (EBITDA) progresser de 9,7% à 475 millions de francs. Le résultat net n’est pas connu. L’année précédente, la maison mère de Salt, Matterhorn Telecom Holdings, avait dégagé un bénéfice net de 98 millions de francs, après une perte de 101 millions en 2015.

Davantage de clients

L’opérateur, qui a traversé plusieurs vagues de restructuration, semble avoir augmenté sa rentabilité. Il a en parallèle poursuivi sa croissance sur le marché des clients avec abonnement (postpaid), avec une hausse du nombre de contrats de 1,7% à 1,223 million d’unités. Salt a en parallèle réussi à accroître le nombre de clients en prépayé (prepaid) de 2% à 683 000 unités.

Lire aussi: La stratégie de Salt est-elle suicidaire? L’opérateur réplique

Comment interpréter ces chiffres? La croissance s’est avérée moins importante que l’année précédente, lorsque le nombre de clients postpaid avait crû de 4,5%. Salt fait aussi moins bien que son concurrent direct, Sunrise, lequel annonçait début mars une hausse de 7,3% du nombre d’abonnés mobiles. Swisscom, de son côté, a vu le nombre de clients postpaid augmenter de 1,5% en 2017, à 4,642 millions de contrats.

Concurrence accrue

Salt l’indique dans son communiqué: «Le marché suisse des télécoms est demeuré intensément compétitif, notamment via le lancement de nouvelles offres quadruple play à des prix de discounter. Ces offres – qui comprennent accès à Internet, télévision, téléphonie fixe et mobile – avaient d’abord été lancées par Swisscom, puis par Sunrise et UPC. Il y a une semaine, 12 téléréseaux romands, réunis au sein de l’association Net +, lançaient eux aussi une offre quadruple play.

Mardi, Salt affirmait qu’il allait proposer une offre «triple play révolutionnaire, des solutions d’accès à Internet ultra-rapide à des prix compétitifs». Selon les rumeurs, non confirmées par l’intéressé, Salt négocierait avec plusieurs sociétés de fibre optique pour leur louer des capacités.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)