«Un certain nombre de mesures d'amélioration sont évaluées et seront annoncées avant la fin de l'année.» Un porte-parole de Novartis a partiellement confirmé vendredi une information du Financial Times à propos de la restructuration de Sandoz, filiale autrichienne de Novartis centrée sur la vente de médicaments génériques. Le quotidien économique britannique affirme que la multinationale bâloise, conseillée par le consultant McKinsey, annoncera la semaine prochaine un plan de restructuration de Sandoz qui comprendra notamment le rapatriement du siège social de la société de Vienne à Bâle.

Sandoz, marque ressuscitée en mai 2003 par Daniel Vasella, PDG de Novartis et ancien responsable de l'ex-Sandoz, afin de rassembler tous les médicaments génériques du groupe sous un même label, est confrontée à un sérieux problème de rentabilité. Durant le troisième trimestre 2004, alors que le secteur pharmaceutique traditionnel dégageait un bénéfice de 1,38 milliard de dollars, le commerce des génériques Sandoz se soldait par un bénéfice de 4 millions de dollars, dans un contexte de baisse du chiffre d'affaires de 3%, à 2,17 milliards sur neuf mois.

Une première mesure de restructuration est entrée en vigueur au 1er novembre. Christian Seiwald, ancien directeur de Sandoz, a été remplacé par Andreas Rummelt, qui est désormais directement subordonné à Daniel Vasella. Sandoz est le deuxième fabricant mondial de génériques, derrière la société israélienne Teva qui, contrairement à la filiale bâloise, a parfaitement maîtrisé le potentiel de croissance du marché des génériques aux Etats-Unis.

Sandoz a poursuivi sa politique de croissance par acquisitions en reprenant, en août, pour 565 millions de dollars dont 262 millions sous forme de goodwill, l'entreprise canadienne Sabex, spécialisée dans les génériques injectables. Le 21 octobre, Novartis déclarait «ne pas exclure des pertes de valeur supplémentaires», après l'annonce d'une perte comptable de 73 millions liée aux activités de Sandoz en Allemagne.