Alors qu’elle était chargée des Finances de la ville de Genève, Sandrine Salerno a découvert la finance durable au début des années 2010, à travers un article du Temps. Un portrait d’Angela de Wolff, l’une des fondatrices de Sustainable Finance Geneva (SFG), l’association de promotion de la finance responsable, dont l’ancienne élue socialiste a pris la direction en janvier dernier. Or SFG se trouve à un moment charnière. Durant ces dix ans, la finance durable est passée d’une spécialité peu connue, soutenue avec un succès relatif par des initiés perçus comme idéalistes, à une thématique centrale dans le monde de la finance. A cause des grands enjeux planétaires et de la transition écologique, que des capitaux privés doivent financer. Et parce que Genève, et la Suisse en général, veut se positionner comme un centre mondial dans cette discipline.

La finance verte est sur toutes les lèvres, mais SFG est restée une petite association, reposant sur trois employés et beaucoup de travail bénévole de ses membres. En 2019, elle a co-organisé la conférence Building Bridges, qui a permis au canton et à la Confédération d’exprimer leurs vastes ambitions. Et maintenant, quelles doivent être les priorités de SFG? Sensibiliser le grand public à la finance éthique? Convaincre les banques de s’y mettre sérieusement et de dépasser le greenwashing? Promouvoir la recherche sur les différents aspects du durable, c’est-à-dire le social et les questions de gouvernance, en plus de l’environnement?