Le secteur de la santé n'est pas celui qui contribue le plus au produit intérieur brut (PIB), mais il s'en faut de peu. Le commerce de gros et de détail, avec 11,5%, vient en tête devant la santé (9,7%) et le secteur bancaire (9,3%).

C'est le constat, publié mercredi, d'une étude du bureau Infras commandée par l'industrie pharmaceutique présente en Suisse. L'étude englobe tous les acteurs économiques du système de santé, de l'industrie pharmaceutique aux hôpitaux, en passant par les EMS et les médecins.

En ajoutant la valeur brute indirecte, par exemple les dépenses de consommation des salariés, la part au PIB grimpe à 13,6%. Le secteur de la santé emploie 16,8% de la population active.

L'économie de la santé représentait 58,7 milliards de francs en 2002, dont 18,9 provenant de l'industrie, et 15,2 des hôpitaux. Ces données datant de 2002, «ce sont les dernières données complètes et fiables», explique Rolf Iten, auteur de l'étude. Intras ne se hasarde pas à estimer le potentiel économique de la branche en 2006, mais les industriels pharmaceutiques rappellent que leur marché a augmenté de 12,7% par an entre 2002 et 2004.

En 2002, 525000 personnes travaillaient dans la santé. La plus grande partie d'entre elles sont rattachées aux hôpitaux (32,4%) et aux institutions sociales (22,7%). L'industrie occupe la troisième position, avec 18,6%. Sa première place, en termes de PIB, provient des exportations de médicaments.