Le personnel de Sapal refuse la suppression de 33 postes de travail annoncée vendredi par la direction de l'entreprise d'Ecublens (VD), membre du groupe Bosch et spécialisée dans les machines d'emballage de tablettes de chocolat, de dragées, de chewing-gum et autres cubes de bouillon. «Pour digérer le creux conjoncturel, des solutions alternatives existent, à commencer par le chômage partiel», explique Pierre-Yves Maillard, secrétaire régional de la FTMH.

Le syndicaliste regrette que la direction ait annoncé les licenciements sans concertation et à la veille du départ en vacances de près d'un tiers des employés. «Le personnel a pourtant prouvé dans le passé qu'il pouvait collaborer à la recherche des solutions», fait-il remarquer. Le personnel appelle à l'ouverture de négociations avec la direction.

«Mesure douloureuse, mais indispensable pour sauver Sapal et ses 125 places de travail restantes», répond Martin Löw, directeur de l'entreprise. Concentrations parmi les clients et peu d'investissements dans des nouveautés de leur part et, surtout, une rude concurrence ont fait fondre les prévisions du chiffre d'affaires pour 2004, de 40 à 28 millions de francs. Pour ne rien arranger, des clients ne sont pas venus prendre livraison de leur commande. Martin Löw souligne qu'un plan social est prévu pour les licenciés.