La cession de la Banque Jenni a gonflé les résultats de Sarasin. La reprise de sa filiale par le banquier privé genevois Mirabaud lui a rapporté 46 millions de francs en 2004. Sur l'ensemble de l'année, l'établissement bâlois a dégagé un bénéfice net de 102 millions de francs, en hausse de 45,5% par rapport à 2003.

Cela étant, ce résultat reste supérieur aux attentes des financiers. «Le consensus tablait sur des profits de 79,5 millions de francs», souligne Regina Anhorn, analyste chez LODH. Le bénéfice opérationnel, hors éléments extraordinaires, a progressé de 11% à 71 millions.

Dans le détail, les fonds sous gestion ont avancé de 11% à 53,8 milliards d'une année sur l'autre. Une progression soutenue par le rachat du gérant de fortune londonien Chiswell Associates. Les revenus bancaires avancent de 4,9% à 411,4 millions. «Clairement supérieur à nos estimations», précise Regina Anhorn. Principal poste, les commissions et frais perçus grimpent de 4% à 319,7 millions. Les produits réalisés dans le trading sont également en hausse (4,6% à 47,3 millions). «Un net redressement après un premier semestre 2004 décevant», commente l'analyste de LODH.

Négocier des titres en Allemagne

Les perspectives pour 2005 paraissent bonnes. Sarasin vient de s'implanter à Dubayy, l'un des marchés moyen-orientaux connaissant la plus forte croissance, et porte d'entrée vers l'Inde. De plus, l'établissement devrait obtenir ces prochains mois une licence de courtier en Allemagne. Et Regina Anhorn de conclure: «Je maintiens ma recommandation d'acheter la valeur, d'autant que la décision d'augmenter le dividende de 50 à 60 francs démontre la confiance du management pour la suite.»