Où est passé l’espoir d’une reprise économique? Le pessimisme des «investisseurs» écumant le marché des métaux industriels serait, selon le géant Rusal, à l’origine de la dépréciation de l’aluminium. Quelle que soit leur influence réelle, les milieux financiers continuent de se tenir à l’écart – ou à réduire – des placements dans les matières premières, atteignant un total de 430 milliards, selon Barclays. La semaine dernière, ils ont même retiré 4,2 milliards de dollars – un record – confiés aux fonds de placement dédiés à ces marchés, décompte l’agence Bloomberg. Et emboîtent ainsi le pas aux hedge funds.

Aluminium et nickel ne sont plus les seuls touchés. Les intervenants financiers parient sur la dépréciation du cuivre – le métal de la croissance économique par excellence – pour la première fois depuis novembre. Et se détournent du pétrole.