La Commission chinoise de régulation des marchés financiers (CSRC) va enquêter sur les pratiques de courtage de firmes et de particuliers susceptibles d’avoir amplifié «les fortes fluctuations» des bourses, selon un communiqué.

Dans son collimateur figurent notamment des programmes informatiques exécutant automatiquement des ventes sur un panier de titres en fonction de conditions prédéterminées, a précisé l’agence Chine nouvelle.

Parallèlement, les opérateurs des bourses de Shanghai et Shenzhen ont imposé des «limites» à 24 comptes de courtage, soupçonnés d’avoir influencé les prix et perturbé les autres investisseurs, a ajouté la CSRC.

Le régulateur chinois avait déjà dévoilé une vaste enquête contre des ventes à découvert «malveillantes», technique consistant à vendre à l’avance un titre qu’on ne détient pas encore en pariant sur sa baisse future.

Après un plongeon de presque 8,5% de la bourse de Shanghai lundi – rechute spectaculaire après sa dégringolade de 30% en trois semaines à partir de la mi-juin –, la CSRC a également promis d’examiner des mouvements de ventes «concentrés» et suspects.

Ces annonces font contrepoint au vaste arsenal de mesures déployé depuis un mois par Pékin pour tenter d’enrayer la folle et inexorable débâcle des marchés.

Le gouvernement a ainsi interdit aux actionnaires possédant plus de 5% dans une entreprise cotée de vendre leur participation, enjoint les principales maisons de courtage à réaliser des achats massifs et s’est engagé à procurer des liquidités en abondance pour les échanges.

L’organisme public China Securities Finance Corporation (CSFC) va par ailleurs poursuivre ses rachats d’actions sur le marché.

Mais de l’avis des analystes, tout ceci ne devrait pas suffire à rassurer des investisseurs toujours aux abois et la volatilité devrait rester extrêmement forte à court terme sur les bourses chinoises. Beaucoup s’attendent à voir la place shanghaïenne plonger encore plus bas durant l’été.