Il existe des assurances contre des catastrophes financières comme Greensill et Archegos, les deux sociétés dont l’effondrement pourrait coûter beaucoup à Credit Suisse (on est déjà à 5,5 milliards pour Archegos). Plus précisément, la banque a créé depuis 2016 des obligations d’un nouveau type, qui devaient la protéger contre ce genre d’accidents, pudiquement étiquetés «risques opérationnels». Ces instruments de dette ressemblent à des cat bonds, les obligations qui permettent de se protéger contre les catastrophes naturelles. Si un événement de cette nature se produit, l’acheteur de ces obligations recevra moins d’intérêts, voire pas du tout, et risque même de ne pas revoir son capital.