contrefaçon

ScanTrust lève ses premiers fonds externes

La start-up veut renforcer son équipe en Suisse et en Chine

ScanTrust lève ses premiers fonds à l’étranger

Contrefaçon La start-up renforce son équipe

La société vaudoise ScanTrust, qui a mis au point une solution pour lutter contre la contrefaçon, vient de lever 1,2 million de francs auprès du groupe de capital-risque irlandais SOS Ventures et de l’association de business angels chinois AngelVest Group. «Ces fonds externes nous permettront d’engager du personnel – entre cinq à huit personnes – et accéléreront le développement informatique», précise Justin Picard, cofondateur de la société, aux côtés de Nathan Anderson et Paul Landry. ScanTrust emploie déjà cinq personnes sur le parc de l’innovation de l’EPFL et quinze autres dans un bureau à Shanghai.

La start-up, fondée en 2014, a développé des codes QR sécurisés (un type de code-barres en deux dimensions). En son centre reposent plusieurs milliers de pixels. «L’authentification nécessite une application pour smartphone qui scanne ces codes QR sans recourir à des outils optiques supplémentaires», explique Justin Picard. L’application analyse les pixels du code QR et confirme l’authenticité ou non du produit.

«Toute tentative de copie provoque une perte d’information car l’encre se dilue sur le papier», précise Justin Picard. Les algorithmes vérifient si l’encre s’est diluée une seule fois, ce qui signifierait que le produit est authentique, ou plusieurs fois, ce qui révélerait une contrefaçon.

Intérêt des imprimeurs

ScanTrust a déjà signé plusieurs contrats, notamment avec des imprimeurs. Ils recherchaient une solution pour leurs clients, qui sont actifs dans des domaines aussi variés que ceux de la pharma, de la cosmétique ou même des huiles pour moteur. «De multiples solutions pour repérer les copies frauduleuses existent mais aucune n’est encore satisfaisante. Les plus efficaces sont chères et nécessitent des appareils spécifiques pour le contrôle», estime Justin Picard.

La société, qui ne communique pas son chiffre d’affaires, évolue sur un marché qui pourrait atteindre 128,9 milliards de dollars en 2019, selon Markets & Markets. En 2013, en Europe uniquement, quelque 36 millions de contrefaçons ont été saisies par les douanes.

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