C’est une résurrection dans les vignes romandes. Schenk et Opaline s’allient pour faire revivre une marque suisse mythique, le Grapillon. Tous les Suisses se souviennent de ce jus de fruits original inventé dans les années 1940. Autre temps, autres priorités, le breuvage visait à l’époque à apporter un supplément de sucre aux enfants en carence dans cette période d’après-guerre. Betteraves, raisins, tout est alors bon pour requinquer les babyboomers.

Le Grapillon colle alors au palais et souvent il se sert dilué tant la teneur en sucre est chargée. La recette évoluera au fil des décennies, mais cela n’empêchera pas la petite bouteille de jus de raisin de connaître un succès international. L’Europe tout d’abord mais aussi les pays du Golfe et le Japon où les aficionados lui vouent une certaine passion. «Certains élèves des internats suisses en ont rapporté dans leurs bagages de retour à la maison, ce qui a grandement contribué au succès de la marque», raconte François Schenk, ambassadeur du groupe vaudois. Mais son grand-père qui a inventé le Grapillon ne s’imaginait sûrement pas que le marché des boissons connaîtrait de tels bouleversements.