L'entreprise familiale Schindler Holding – présente sur tous les continents – a augmenté l'entrée de ses commandes de 10,4% au cours du premier semestre 1999, pour atteindre un total de 3,6 milliards de francs. Le groupe basé à Ebikon (LU), spécialisé dans les escaliers mécaniques et les ascenseurs, a amélioré son résultat d'exploitation de 118 millions à quelque 133 millions de francs au premier semestre. Ce résultat englobe d'une part les coûts de restructuration (6 millions de francs) et d'autre part les amortissements du goodwill de Haushahn et Elevadores Atlas (7 millions de francs), les deux sociétés récemment acquises. Bien que le résultat d'exploitation du premier semestre soit déjà en hausse, celui du deuxième devrait s'améliorer d'autant plus, en raison du caractère saisonnier du marché.

En revanche, la marge opérationnelle est passée de 2,4 à 2,3% en raison de l'âpre concurrence et des investissements en personnel et logistique. Quant au bénéfice consolidé après impôts, il s'est élevé à 77 millions durant le premier semestre contre 121 millions l'an dernier. D'une façon générale, «le bénéfice est en progression de 18% d'un semestre à l'autre», a précisé vendredi un porte-parole du groupe. Il est clair que la division informatique Also a nettement contribué à la croissance des ventes avec un chiffre d'affaires de l'ordre des 745 millions de francs, mais la division ascenseurs et escaliers mécaniques a vendu pour 2,662 milliards de produits, soit une augmentation de 5%. «Concernant les perspectives pour l'année 1999, le chiffre d'affaires global devrait s'élever à 7,3 milliards contre 7,8 en 2000», estime Jean-Pierre Buchs, analyste à l'Union Bancaire Privée

La demande devrait rester stable en Amérique du Nord, mais il est encore trop tôt pour se prononcer au sujet de l'Amérique du Sud. Toutefois, grâce à Atlas, Schindler compte accéder à des segments de marché complémentaires au Brésil et ainsi développer sa position en Amérique du Sud. En Asie, la reprise paraît presque certaine, alors que les perspectives des entrées des commandes en Chine demeurent fragiles.

«Sur l'ensemble de l'exercice, sans Schindler Waggon (vendu en 1998, n.d.l.r.), le groupe ne pourra que difficilement dépasser le bénéfice réalisé en 1998 en raison des conditions difficiles régnant sur le marché ainsi que des charges du rachat de Haushahn et Atlas qui pèseront sur l'année en cours», estime Alfred Schindler, président du conseil d'administration de Schindler Holding.