Seba et Sygnum font partie des nombreuses jeunes pousses suisses à offrir des services de gestion et de conservation de cryptomonnaies et d’actifs numériques. Mais ces deux sociétés sont les seules à détenir une licence bancaire et de négociant en valeurs mobilières, comme elles l’ont indiqué lundi dans des communiqués distincts mais envoyés au même moment. Leurs concurrents comme Bitcoin Suisse, Lykke ou Crypto Finance ont eux aussi déposé des demandes de licence, mais Seba et Sygnum ont attendu d’obtenir la plus haute autorisation de la Finma pour lancer leurs activités.

Première conséquence pour Seba: Julius Baer, actionnaire à hauteur de 17,5%, pourra proposer des services numériques à ses clients. La banque avait fait de l’obtention de la licence un préalable à la concrétisation de sa coopération avec Seba. Cette dernière, créée début 2018 à Zoug, dispose de 100 millions de francs de fonds propres et vise un lancement opérationnel en octobre. Lundi, son directeur général Guido Bühler, un ancien d’UBS, précisait à Swissinfo vouloir «commencer modestement, avec un groupe de 10 à 15 clients». Un succès de ce projet pilote ouvrirait la voie à l’acceptation d’autres groupes de clients, y compris s’ils ne sont pas domiciliés en Suisse.