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Swatch Group s’attend à réaliser une croissance «très positive» en monnaies locales au deuxième semestre.
© FABRICE COFFRINI/AFP

Horlogerie

Le second semestre de Swatch Group s’annonce «prometteur»

Le groupe horloger biennois a constaté une «accélération de la croissance» pour toutes ses marques sur le mois de juin et les premières semaines de juillet. Avec un effectif «d’environ 35 000 personnes», il compte près de 700 employés de moins qu’en décembre 2016

Sans surprise, Swatch Group ne dévie pas d’un iota. Malgré un nouveau recul de ses ventes enregistré au premier semestre 2017 (–0,3% à 3,705 milliards de francs), le plus grand groupe horloger du monde reste fidèle à sa stratégie.

Jugée comme à l’accoutumée «fructueuse» dans le communiqué de presse publié vendredi, cette dernière tient en trois points: produire en Suisse, étendre son propre réseau de points de vente (e-commerce inclus) et investir dans l’innovation, le développement de produits et la production.

«L’évolution du chiffre d’affaires du segment Montres et Bijoux a été très positive», commente Swatch Group. Ce dernier évoque une «accélération de la croissance pour toutes les marques en monnaies locales au mois de juin et durant les premières semaines de juillet» et juge, de fait, les perspectives pour le second semestre prometteuses. Il s’attend ainsi à une croissance «très positive en monnaies locales».

Lire aussi: Nick Hayek: «Swatch Group vend des montres, pas des actions» (21.07.16)

Pas de licenciements collectifs

Fort de ses «environ 35 000» collaborateurs, Swatch Group dit avoir conservé les emplois, en particulier dans la production. Une décision «prise sciemment au prix d’un repli à court terme de la marge opérationnelle».

Mais si aucune restructuration impliquant des licenciements collectifs n’a été annoncée, le groupe compte néanmoins environ 1000 employés de moins qu’en juillet 2016 (il annonçait un chiffre «de l’ordre de 36 000» – et 700 de moins qu’en décembre (où il en comptait 35 705).

A titre de comparaison, à fin 2016 et début 2017, son concurrent Richemont (qui compte au total 28 810 employés) a procédé à différentes restructurations, que ce soit au niveau de la direction du groupe ou des manufactures.

Lire aussi: Richemont remplace quatre patrons de marques (30.01.2017)

Contacté sur ce point, le groupe répète qu’il n’y a pas eu de licenciements mais qu’il ne s’agit que de fluctuations naturelles touchant essentiellement les activités retail à l’étranger. Et ajoute que les chiffres présentés lors des résultats semestriels ne sont que des ordres de grandeur et pas des valeurs absolues.

En aucun cas, ajoute-t-on à Bienne, les effectifs œuvrant dans les fabriques de composants et de mouvements du groupe n’ont été touchés car le directeur général Nick Hayek tient à rester prêt à répondre à la demande quand cette dernière repartira – ce qui semble être le cas actuellement. Sur le second semestre, «la poursuite de la croissance générera une meilleure utilisation des capacités dans le domaine de la production», se réjouit-on ainsi dans le communiqué de presse.

Clients horlogers «très inquiets»

Pour expliquer le recul des ventes enregistré sur les six premiers mois de l’année, l’entreprise biennoise pointe la situation défavorable sur le front des taux de change ainsi qu’un «chiffre d’affaires amoindri de la production avec les tiers».

Autrement dit, ses clients horlogers qui lui achètent composants et mouvements, qualifiés de «très inquiets», ont continué de réduire leurs commandes. Conséquence: les capacités de production du groupe «affichent un taux d’utilisation inférieur à celui du premier semestre 2016» et ce, même si les propres marques du groupe ont augmenté leurs commandes.

Attentes des analystes déçues

Dans le détail, le groupe qui détient vingt marques horlogères, parmi lesquelles Longines, Omega ou Breguet, relève que son bénéfice net a progressé de 6,8% à 281 millions de francs et son profit opérationnel de 5,1% à 371 millions.

Les analystes ont globalement pointé que ces résultats étaient légèrement en dessous des attentes. Toutefois, Morgan Stanley s’enthousiasmait des perspectives positives annoncées pour le second semestre quand chez Vontobel, on soulignait que «le niveau des inventaires restait élevé quand l’utilisation des capacités de production restait basse».

Situation «stabilisée» à Hongkong

Plus globalement, Swatch Group affirme que la situation à Hongkong s’est désormais «stabilisée», ce qui fait écho aux chiffres publiés jeudi par l’Administration des douanes sur les exportations horlogères. Par ailleurs, les ventes en Europe – Suisse y compris – ont progressé, même si, encore une fois, converties en francs suisses, les résultats «s’étiolent».

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