Édito

Secret bancaire, les leçons de l’histoire

Dix ans après l’abandon de cette particularité si helvétique, les banques suisses ont su s’adapter à la perte de cet avantage concurrentiel majeur. Elles doivent néanmoins toujours développer de nouvelles activités complémentaires

Le vendredi 13 mars 2009, lorsque Hans-Rudolf Merz a annoncé la fin du secret bancaire, la Suisse a littéralement tremblé sur ses bases. L’un des principaux secteurs économiques du pays allait perdre un avantage concurrentiel majeur, quasiment identitaire. La pression des pays occidentaux, poussés au bord du gouffre par la crise financière, était devenue insoutenable pour un petit pays isolé sur le plan politique. En sacrifiant le secret bancaire, la place financière pensait retrouver la tranquillité pour une décennie au moins. En réalité, la Suisse n’a fait que rejoindre un monde globalisé décidé à instaurer une transparence fiscale généralisée.

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