Une enquête sur le marché de l'emploi dans le secteur bancaire montre que les banques genevoises et vaudoises ont supprimé beaucoup de postes à faible valeur ajoutée ces dernières années. Un net mouvement de rationalisation et de maîtrise des coûts a été engagé, conclut une enquête de l'Observatoire romand et tessinois de l'emploi (ORTE) publiée mardi. Réalisée auprès de 22 établissements bancaires des cantons de Genève et Vaud, ses principaux résultats avaient été présentés en décembre (LT du 10.12.2004). Ce changement structurel répond en partie aux surcapacités créées dans les années 90.

Le nombre de demandeurs d'emploi dans le secteur a fortement augmenté. Il a presque quadruplé à Genève entre mars 2001 et juillet 2003, passant de 309 à 1120, soit près de 8% des actifs de la branche. Dans le canton de Vaud, le taux de chômage dans la profession a grimpé sur la même période de 1,7 à 2,8%.

Ce sont principalement les activités à faible degré de qualification qui ont fait les frais des restructurations, démontre le rapport. Le déclin est dû en partie à l'automatisation et à l'externalisation de tâches non directement bancaires, essentiellement de back-office.

Bien que les chiffres du chômage dans la branche aient légèrement baissé dernièrement (5% en janvier à Genève), il semblerait que ces améliorations soient ponctuelles, prévient l'ORTE.