La crise du coronavirus a mis à mal de nombreux pans de l’économie et s’impose à tous comme une véritable leçon d’humilité, tant par les incertitudes qu’elle recèle encore que par la mise en lumière de nos fragilités. Alors que la Suisse retrouve peu à peu le rythme de ses activités, l’heure est venue de dresser un premier bilan du secteur bancaire et, une fois n’est pas coutume, d’oser se féliciter de la résistance de notre industrie.

Un constat s’impose d’emblée. Cette mise en sommeil forcée – et de manière prolongée – aura fait payer un lourd tribut à l’économie suisse, qui devrait se contracter de 7 à 10% cette année, selon le Seco. Cependant, en comparaison de la plupart des secteurs de l’industrie manufacturière et des services, durement impactés, le secteur bancaire fait, au moins pour l’heure, figure de privilégié.