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Sur le stand Seiko à Baselworld, mars 2018.
© LEON NEAL, Getty

Horlogerie

Seiko poursuit sa montée en gamme

Le président du groupe japonais revient sur le déploiement, l’an dernier, de sa marque haut de gamme Grand Seiko. Et assure qu’il entend rester à Baselworld

Ils font le déplacement à Bâle chaque année depuis 1986. «Ils», ce sont les centaines d’employés de la marque horlogère japonaise Seiko, qui déploient un véritable petit empire au deuxième étage de la Halle 1 de Baselworld. Cela dure depuis trente-deux ans et ne semble pas près de s’interrompre. «Pour nous, ce rendez-vous est crucial. C’est la bonne manière de présenter nos produits au monde entier», assure le président et directeur opérationnel de Seiko, Shuji Takahashi, rencontré vendredi.

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Baselworld doit cette année composer avec le départ de près de la moitié des exposants, dont le nombre est passé de 1300 à 650. Les reproches adressés aux organisateurs sont divers: ils vont du coût de la participation à l’événement à l’incapacité qu’ont ces derniers à l’adapter à la révolution numérique qui bouleverse actuellement l’industrie – et sa distribution ou ses moyens de communication avec les clients. Lorsqu’on l’interroge sur ces critiques, Shuji Takahashi, lui, fait preuve de retenue.

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Le face-à-face reste important

«L’industrie horlogère est marquée par son histoire et ses traditions, commence-t-il, par l’intermédiaire de sa traductrice. Oui, avec l’arrivée du numérique, c’est toute la distribution qui est bouleversée, mais certaines traditions doivent persister.» Sans compter que cette transition, ajoute-t-il, s’observe partout, tout le temps, et pas seulement durant la foire de Bâle. «Cela étant dit, je pense fermement que, dans le monde du luxe, le face-à-face et le contact direct restent extrêmement importants. Mais également qu’il nous faut être présents dans le monde numérique. En fait, tout le travail consiste à trouver un équilibre entre ces différents canaux.»

Ce n’est pas le seul équilibre sur lequel Seiko travaille actuellement. Le groupe japonais aux 13 060 employés, dont les ventes de montres ont généré l’an dernier plus de la moitié de ses 270 milliards de yens de chiffre d’affaires (environ 2,44 milliards de francs suisses), déploie depuis l’année dernière une offensive mondiale avec sa marque haut de gamme, Grand Seiko. Très bien implantée au Japon depuis les années 1960 (où elle permet à Seiko de rivaliser avec ses plus grands concurrents comme Rolex ou Omega), cette seconde marque n’a en revanche été officiellement lancée à l’international que l’année dernière. A Bâle, elle occupe une large moitié du gigantesque stand Seiko.

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Boutiques spécifiques

Le but du groupe japonais est clair: Grand Seiko doit l’aider à améliorer son image de marque dans le monde pour gagner du terrain sur le segment des montres mécaniques. Cela devrait lui permettre d’être toujours moins dépendant de l’entrée de gamme, où ses parts de marché sont aujourd’hui grignotées par les marques de mode et les montres connectées.

Shuji Takahashi semble satisfait de la progression de Grand Seiko. «Une année après avoir procédé à cette scission, nous sommes désormais certains d’avoir pris la bonne décision. Nous sommes en train de nous déployer de manière globale et la croissance de Grand Seiko est significative. La marque s’est réellement établie sur les marchés internationaux.» Non seulement par l’intermédiaire de boutiques spécifiques (la première «Grand Seiko Boutique» a été inaugurée l’an dernier à Beverly Hills), mais également via Internet.

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Depuis novembre dernier, la marque est par exemple présente sur la boutique en ligne du site internet américain Hodinkee. «Nous sommes très contents de cette association. Mais il y a bien d’autres médias avec lesquels nous devons mieux collaborer pour nous faire connaître plus largement dans le monde», conclut Shuji Takahashi.

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