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L'application permet de transformer son selfie selon le coup de pinceau de l'artiste

Innovation

Avec ses selfies artistiques, la start-up bâloise Appamics à la conquête des Etats-Unis

L'application est utilisée à la Philipps Collection à Washington. Elle permet de transformer son selfie, selon le style de Marc Chagall, Ferdinand Hodler, Alexej von Jawlenski ou Edouard Manet. 

La start-up bâloise Appamics a fait une entrée remarquée sur le marché américain, à la Phillips Collection à Washington. L’exposition, inaugurée au milieu du mois d’octobre, présente 60 chefs-d’œuvre signés par 22 peintres. Elle donne l’occasion à la jeune société suisse alémanique de présenter son savoir-faire aux États-Unis. Pour cette occasion, Appamics a développé une application, dénommée Portraits Play, destinée aux amateurs d’art et de nouvelles technologies.

Cette application permet de se prendre en selfie, via son iPhone. Au gré de la visite à la Phillips Collection, le portrait du visiteur est transformé, comme par magie, selon le style de Marc Chagall, Ferdinand Hodler, Alexej von Jawlensky ou Edouard Manet. «En s’approchant, par exemple, d’un Chagall, le selfie est automatiquement modifié selon le style de l’artiste, explique Christoph Bratschi, directeur et co-fondateur d’Appamics. La présence du visiteur est détectée via bluetooth.»

Selfies façon Chagall et Manet

Les visiteurs peuvent ainsi observer la façon dont leur image peut être transformée dans différents styles. «Ces selfies sont ensuite projetés sur un mur interactif et peuvent par la suite être partagés via les réseaux sociaux», explique Christoph Bratschi. L’application a été développée par Appamics, en collaboration avec l’Ambassade de Suisse aux États-Unis et Bâle Tourisme pour l’exposition «Gaugin à Picasso: chefs-d’œuvre de la Suisse». L’exposition, qui se tient du 10 octobre au 10 janvier 2016 à Washington, rend hommage à Rudolf Staechelin et Karl Im Obersteg.

Fondée en 2012, la société bâloise Appamics compte actuellement une équipe de six personnes. Elle avait déjà lancé l’application Art Shaker, une application interactive avec des filtres pop art ou cubiste pour la Fondation Beyeler en 2013. Active dans le domaine de l’Internet des objets, la start-up développe des balises, à savoir des petits émetteurs radios Bluetooth. Ils peuvent être intégrés à presque n’importe quel objet.

Le potentiel de l'internet des objets

Des signaux radio sont automatiquement reconnus par les appareils mobiles compatibles avec le système dénommé Pharos IOS. Différentes applications sont en cours de développement, notamment dans le domaine du marketing et de l’événementiel. «Il est prématuré de présenter les différents projets», note le directeur de la société. Des possibilités dans le domaine du tourisme, de la restauration ou des transports sont en cours.

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