L’escroc américain Bernard Madoff, qui purge une peine de 150 ans de prison, a déclaré dans un entretien publié mardi par le «New York Times» qu’un certain nombre de banques et de fonds d’investissement étaient nécessairement au courant de sa fraude.

«Ils ne pouvaient pas ne pas savoir», a déclaré M. Madoff au quotidien, affirmant que cela rendait ces établissements non identifiés d’une certaine manière «complices» de la gigantesque fraude qu’il avait montée.

«Mais leur attitude était en quelque sorte de dire: si vous faites quelque chose de mal, nous ne voulons pas le savoir», a ajouté celui que l’on surnomme l’escroc du siècle, dans cet entretien publié sur le site internet du journal.

Arrêté fin 2008, Bernard Madoff a été reconnu coupable en juin 2009 d’avoir organisé une gigantesque fraude pyramidale dans laquelle ses quelque 16 000 victimes ont perdu au total plusieurs dizaines de milliards de dollars qu’elles lui avaient confiées.

Irving Picard, le mandataire désigné pour représenter les victimes de Bernard Madoff, a déposé plainte le 2 décembre contre la banque américaine JPMorgan, l’accusant d’avoir été «entièrement complice» de la fraude montée par l’ancienne étoile de Wall Street en ayant choisi «sciemment», comme d’autres établissements financiers, «de détourner les yeux».