GESTION

SG Private Banking sort de l'ombre

Bilan positif de la banque, trois ans après l'intégration de la CBG.

En mai 2003, la Compagnie Bancaire Genève (CBG) fondée par René de Picciotto et Philippe Setton se laissait racheter par la Société Générale, créant SG Private Banking (Suisse). Un groupe uniquement dédié à la gestion de fortune privée, avec 18 milliards de francs sous gestion.

Trois ans après, l'heure est au bilan: «La masse sous gestion est passée de 19 milliards fin 2004 à 23,3 milliards fin 2005, dont 750 millions d'apports nets», a indiqué mardi René de Picciotto. Ce cousin éloigné de la branche de Picciotto qui contrôle l'UBP est le président du conseil d'administration de SG Private Banking (Suisse). Il détient 22% du capital avec son cousin Philippe Setton, tandis que le groupe Société Générale contrôle les 78% restants. L'accord de fusion prévoyait que les fondateurs de la CBG resteraient dans le capital jusqu'en juillet 2008. Il a été prolongé jusqu'en 2010, signe d'une collaboration réussie entre les banquiers genevois et le groupe parisien.

La banque privée, qui emploie 446 collaborateurs, a pu sauvegarder les emplois et le fonds de commerce suite à la fusion, à l'exception d'une vingtaine d'emplois à Zurich qui n'avaient pu être relocalisés au back-office de l'ex-CBG à Lausanne.

Depuis Genève, Zurich, Lausanne et Lugano, le groupe gère l'argent d'une clientèle principalement européenne, avec une part significative de clients russes: «Ils représentent 5% des avoirs», indique Bernard Sonntag. SG Private Banking (Suisse) est aussi présente sur la place de Montevideo. En revanche, elle a fermé ses bureaux au Mexique et au Brésil: «La gestion transfrontalière y est difficile avec une licence locale, confie René de Picciotto; ouvrir des bureaux pour encourager l'évasion active est un sport que nous ne voulons pas pratiquer. C'est un choix.» En Asie, c'est SG Private Banking Asie-Pacifique, autre filiale du groupe français, qui occupe le terrain depuis Hongkong et Singapour. Avec 24 milliards, la filiale genevoise s'adjuge le quart des avoirs privés totaux gérés par SG Private Banking.

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