Le groupe genevois de surveillance et de certification a vu son bénéfice net diminuer de près d’un tiers (-32,5%) au 1er semestre par rapport à la même période de l’an passé à 255 millions de francs, un chiffre légèrement inférieur aux attentes: ainsi les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un bénéfice net de 285 millions de francs. Le chiffre d’affaires de SGS a en revanche crû de 1,3% à 2,33 milliards. Les analystes prévoyaient cette croissance positive, à la mi-mars, les responsables de la SGS s’étaient dits optimistes.

Le bénéfice net considéré avant les éléments exceptionnels s’affiche dans la stabilité (-0,4%) à 264 millions de francs, a indiqué mercredi la société en lever de rideau de sa conférence de presse semestrielle à Genève. Au niveau opérationnel, le résultat (EBIT) présente une contraction de 27,5% à 361 millions.

SGS a souffert de la valorisation du franc en comparaison annuelle. En effet, à taux de change constants, le bénéfice net avant éléments exceptionnels révèle une progression de 4,7%, alors que le chiffre d’affaires ressort avec une avancée de 6%, précise le communiqué.

Le groupe genevois dit avoir évolué dans un contexte défavorable marqué par la détérioration de l’économie mondiale. La récession subie par un grand nombre de pays a eu des conséquences sur les flux commerciaux et l’utilisation des capacités de production, commente-t-il.

Malgré un environnement toujours difficile, SGS confirme ses objectifs pour l’ensemble de l’année en cours. L’entreprise, présidée par Sergio Marchionne (patron de Fiat et administrateur de l’UBS aussi), table ainsi sur une croissance interne à un chiffre et des marges opérationnelles stables par rapport à 2008.