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Frankie Ng, directeur général de SGS.
© Veronique Botteron

Certification

SGS teste la croissance mondiale

Le chiffre d’affaires du géant de la certification en dit beaucoup sur la marche des affaires mondiales. Diversifiée dans tous les secteurs, SGS ne craint ni l’e-commerce ni la faiblesse des cours des matières premières

«Vous voulez connaître la croissance mondiale? Faites le résultat de SGS moins deux.» A l’interne, on dit la boutade surannée. La formule illustre pourtant bien l’importance pour l’économie mondiale de l’ancienne Société Générale de Surveillance (dès lors SGS). Depuis son quartier général genevois, le géant de la certification et de l’inspection présentait mardi des résultats annuels en hausse de 5,4%, à 6,3 milliards de francs dont 664 millions de profits.

Qu’il s’agisse d’évaluer la qualité de produits agricoles, de certifier un minerai, de mesurer les émanations d’hydrocarbures d’une usine ou même de faire passer les examens théoriques aux conducteurs français, SGS est présente dans tous les secteurs. De l’agriculture aux transports, en passant par les matières premières. Numéro un mondial de la certification, SGS est aussi partout avec ses quelque 96 000 employés répartis sur 2400 sites.

Economie sans boule de cristal

En conférence comme en aparté, son directeur, Frankie Ng, s’est pourtant gardé de faire des prédictions sur le prix du pétrole. Ni même sur la croissance mondiale. «L’économie a tellement changé qu’on ne peut plus se baser uniquement sur les volumes commerciaux. Et SGS s’est aussi transformée, du pur fournisseur de services pour traders vers la certification sur le terrain.»

Il n’empêche, l’analyse sectorielle de la société reflète la marche des affaires mondiales à plusieurs niveaux. Parmi ses vecteurs de croissance, la division Agriculture, nourriture et vie (+7,7%) portée notamment par «une plus grande sensibilité des consommateurs aux questions de sécurité alimentaire et traçabilité», selon les mots de Frankie Ng.

A ce titre, la société – dont la devise «When you need to be sure» («Quand vous devez être sûr») résume le modèle d’affaires – vient de compléter l’acquisition du laboratoire Vanguard Sciences, basé aux Etats-Unis. Un premier pas afin de «mieux marquer l’empreinte de SGS dans le plus grand marché mondial de la consommation».

De l’appétit chinois à la croissance mondiale

Autres exemples: la division Pétrole, gaz et produits chimiques (+3,2%) a souffert du déclin des volumes d’échange sur les matières premières et d’un hiver européen plus doux. Les minéraux ont, eux, été freinés (+5,6%) par la diminution de la demande chinoise mais devraient continuer à bénéficier de la stabilisation du marché.

La division Consommation et vente est l’un des segments qui croit le plus vite (+10,4%), avec les transports (+11,6%). Car, si l’e-commerce met à mal les intermédiaires physiques, il ne fait que renforcer le besoin de valider la qualité des produits vendus en ligne, explique Frankie Ng qui lorgne aussi avec intérêt la montée en puissance des objets connectés. «De nouveaux standards arrivent sur le marché. Cela se traduit, pour nous, par de nouveaux prérequis à tester sur les produits.» SGS a renforcé sa présence en Chine, en Indonésie et au Vietnam pour être plus proche de la production.

Lire aussi: SGS dévoile ses objectifs dans la numérisation

Le groupe, qui qualifie 2017 d'«année de transition» sur le plan de la rentabilité, ambitionne d’atteindre une marge opérationnelle de 18%, contre 15,3% actuellement. SGS prévoit également d’atteindre une croissance par acquisition d’un milliard de francs en 2018. Et Frankie Ng de prévenir: «Cette année, nous allons nous concentrer sur les fusions et acquisitions.» La conjoncture mondiale devrait être favorable. Le taux de croissance a atteint 3,7% en 2017 et devrait monter à 3,9% pour l’année en cours. Soit à peine 2,5 points de moins que celui de SGS.

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