La SGS a ouvert, mardi, la saison des résultats pour les grandes entreprises suisses sur une note réjouissante.

L'année dernière, la multinationale genevoise spécialisée dans l'inspection et la certification a doublé deux caps psychologiques. Elle a franchi le seuil des 40000 employés après avoir créé 4379 emplois dans le monde. L'appréciation de 39% de l'action en 2005 a propulsé la capitalisation boursière à plus de 9 milliards de francs début janvier.

Difficile de trouver la faille dans ses comptes. Mis à part un léger tassement du cash-flow opérationnel à 411 millions (-3%), tous les indicateurs sont au vert.

Le chiffre d'affaires a progressé de 14,7% à 3,3 milliards de francs, le résultat net s'est amélioré de 33,5% à 502 millions. A 48,8 francs, le bénéfice par action dépasse d'environ 3 francs les attentes des analystes.

Contrairement aux années précédentes, cet argent n'alimentera pas le trésor de guerre que la société avait constitué en vue d'une possible acquisition d'envergure. La direction va proposer à l'assemblée générale le versement d'un superdividende de 19 francs, auquel s'ajoute un remboursement exceptionnel de capital de 31 francs par action. En tout, les actionnaires devraient toucher 375 millions, calcule LODH. Le trésor de guerre, c'est-à-dire les 430 millions de liquidités à fin décembre, s'en retrouvera nettement réduit.

Il s'agit d'un ajustement ponctuel: «On retournera dès 2006 à la politique habituelle de distribution qui consiste à fixer le dividende entre 25% et 35% du bénéfice net», a déclaré Dan Kerpelman, le directeur général lors d'une conférence de presse à Genève.

Pour la suite, «le groupe est confiant dans sa capacité de générer les liquidités à même de soutenir sa stratégie de croissance, en recourant si nécessaire au marché des capitaux», précise un communiqué de presse. L'année 2005 s'inscrit pleinement dans ce schéma. Huit petites acquisitions effectuées pour 112 millions ont contribué à hauteur de 2,2% à la croissance des ventes. A périmètre constant, l'expansion a été de 11,4%. A moyen terme, l'entreprise prévoit de poursuivre cette politique d'acquisitions afin d'ajouter environ 5% à sa croissance naturelle, projetée autour de 10%.

SGS, enfin, a amélioré sa marge d'exploitation pour la quatrième année consécutive. Elle s'élève à 15,2%, contre 13,6% l'année précédente, mais reste en deçà de l'objectif de 16% annoncé il y a un an. Sept des huit divisions ont concouru à ce résultat. Les tests sur produits de consommation et l'Asie sont respectivement l'activité et la zone les plus dynamiques.