La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise supprimera encore des emplois, a-t-elle averti aujourd’hui, tandis qu’elle annonçait un bénéfice opérationnel en baisse de 70% à 2,340 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de l’année. Les prévisions des analystes étaient légèrement supérieures. La production est passée sous les trois millions de barils équivalent pétrole par jour (mbep p/j) à 2,960 millions.

Néanmoins le groupe a annoncé un dividende trimestriel de 42 cents, une hausse de 5% sur le dividende en dollars payé pour la même période en 2008.

Ces résultats sont «affectés par la faiblesse de l’économie mondiale, qui crée un environnement difficile tant pour les activités d’amont (exploration, production) que d’aval» (raffinerie…), estime tout nouveau directeur Peter Voser, en poste depuis le début du mois, dans un communiqué. «La demande en énergie est faible, il y a des capacités excédentaires sur le marché, et les coûts restent élevés», a-t-il dit.

En mai, Peter Voser avait rendu public un plan de restructuration comprenant une scission de la division gaz et énergie, et une simplification de la structure hiérarchique de la société, pour en réduire la bureaucratie et la complexité, et en améliorer l’efficacité. Le nombre de cadres a déjà été réduit à 20%.

Pour M. Voser, «les conditions vont probablement rester difficiles pour encore quelque temps, et nous ne misons pas sur une reprise rapide. Shell s’adapte à cette nouvelle situation, et nous devons faire plus», a-t-il estimé. «Les perspectives du secteur restent difficiles malgré la remontée des prix du pétrole récemment», a-t-il conclu, assurant que Shell «prenait les mesures nécessaires pour amener le groupe et nos actionnaires vers une période de croissance importante dans les années à venir» a-t-il dit.