A peine entrouvert de quelques dizaines de centimètres pour que nous nous glissions à l’intérieur, le lourd portail de fer manque de se refermer sur le photographe. «Vous, vous n’avez pas été annoncé», l’apostrophe une voix ferme à travers l’interphone. C’est dans un temple de la discrétion que nous pénétrons, celui où Sicpa produit les encres sécurisées, qui entrent dans la composition de 90% des billets de banque en circulation dans le monde. Et c’est à titre exceptionnel que Le Temps et un confrère alémanique visitent la forteresse, sise à Chavornay.

Un coup de fil et quelques vérifications régulariseront l’oubli. Pièces d’identité laissées en caution, nous traversons les portes vitrées, fonctionnant comme un sas, pour démarrer la visite. «Les employés du siège de Prilly n’ont pas accès à ce bâtiment», assure Jean-Paul Vionnet, directeur de la production chez Sicpa. Lors de notre visite, l’un de ses proches collaborateurs a dû demander un badge spécial.